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 Between night and day. {ft. Domenic T. Darius

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Amaeru Rika
Ophidian
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MessageSujet: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Dim 9 Jan - 17:29

Il était près de cinq heures du matin. Rika était loin d’être une feignante, oui vraiment loin. Sa mère avait fait envoyer une nouvelle arme faite pour elle, un canon mesurant plus d’un mettre de longueur et cinquante centimètres de diamètre. Une vraie bête qu’elle avait hâte d’essayer. L’énorme étui qui le contenait était sur son dos, elle ne semblait pas avoir de mal à soulevaient les quarante kilos qu’il pesait. Son corps n’était plus tout à fait humain après tout. N’habitant pas loin de la base, elle se dirigea vers celle-ci, a pied pour utiliser les terrains d’entraînement. Il n’y avait que le petit bijou qu’elle portait sur son dos qui pouvait la motiver de si bon matin et pourquoi si tôt ? Elle n’aimait pas ses « collègues », une bande d’attardés mentaux d’après elles. La sale manie de l’appeler gamine, de la sous-estimée et de la chercher sans arrêt. Rika crevait juste d’envie de leur incruster le nez dans le crâne. Là elle ne croiserait sûrement personne avant sept heures, elle serait tranquille. Les routes se croisait au-dessus et en dessous d’elle, quelques lève-tôt et travailleurs faisaient le chemin à pied, d’autres optaient pour les transports en commun, c’était calme, Rika voulait juste entendre le bruit des explosions que ferait son canon. Elle déposa son casque sur sa tête et mit la musique à fond, c’était beaucoup trop calme pour ses oreilles, elle bougeait un peu au rythme de la musique tout en avançant, la même expression impassible scotché au visage. La base se dessinait au loin devant elle, sous le ciel sombre et sans vie. Ici tout était sans vie, gris, tristes… La jeune femme s’en fichait.

- Mademoiselle ! Hé mademoiselle !

Ce n’est que quand le petit garçon tira sur son manteau. Instinctivement la brune se mit sur la défensive avant de voir le petit garçon qui la regardait les yeux brillant de curiosité. Que faisait un gosse dehors aussi tôt dans la matinée ? Elle fit glisser la bandoulière le long de son bras et l’étui tomba délicatement au sol. Sans changeait d’expression elle toisa le garçon. Mais où était sa mère ? Était-il vraiment tout seul Il lui demanda ce qu’elle portait de si gros, elle retira son casque et se pencha un peu. Son regard sembla glacer le garçon sur place qui ne disait plus rien., un petit sourire en coin s’afficha sur le visage de la recrue. Elle lui laça d’une voix douce qui contrastait avec tout ce que son visage exprimait:

- Un jouet pour les grands.

Puis elle se redressa, remit son canon sur son épaule et repartit sur son chemin, casque sur les oreilles. Le métal du sol clinquait à chacun de ses pas. Elle ne l’entendait pas, sourde aux bruits des alentours, fredonnant ce qu’elle écoutait. Rika arriva finalement au camp, aussi bizarre que se la aurait pu paraître, elle souriait pleinement, caressant la sangle de son étui du bout des doigts. Quelques chiffres tapés sur un pavé numérique à l’entrée, un scannage de la rétine et un passage de cartes dans la fente prévue à cet effet. Rika annonça ensuite son nom et le portail s’ouvrit. Que de sécurité. Un panneau annonçait la date, le temps et la température. Quelle inutilité, vraiment tout était programmé, la météo, la température et l’heure. Enfin elle continua sa route, s’arrêta au vestiaire a fin de se changeait. La brune se débarrassa de son manteau et enfila son « armure », celle-ci couvrait ses jambes, du pied au genou, une autre partie était son short moins épais puis tout le haut de son corps, de sa poitrine aux épaules ainsi que ses bras. Noire et épaisse, lourde et résistante.( image ) Le reste de son corps étant quasiment entière robotisée elle est facilement réparable. Mais elle n’en reste pas moins humaine par les sentiments et les organes vitaux. Elle sortit le canon de l’étui et enfonça son bras dans celui-ci. Il s’emboîta dans son bras et des néons bleus s’alluma par-ci par-là. Rika fila vers la salle d’entraînement, bras plier, canon sur l’épaule. La voix de la salle d’entraînement la reconnue et elle se lança dans le paramétrage de la séance.

- Mode entraînement, synchronisation du canon, zone vile en guerre, un participant, durée: deux heures.

- paramètre activé. Nouvelle arme détectée et synchronisée, mode balle hologramme en cas de nouveau participant activé. Début de la séance dans dix secondes. -
La guerrière entra dans une grande salle blanche, autour d’elle le paysage se dessinait et prit vie. Pour elle ce n’était qu’un jeu, les facultés de son canon faisaient briller ses yeux de joie et de fierté, sa mère était vraiment doué en matière de construction d’arme. Très facile à manier, commande auditive, adapté pour fusionner avec son bras robot. Pourtant au bout d’une heure et demis d’entrainement quelque chose l’interrompu :

- nouveau participant détecté: lieutenant colonel Domenic T. Darius. -

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Dernière édition par Amaeru Rika le Dim 13 Fév - 15:05, édité 1 fois
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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Mar 18 Jan - 11:24

[On va faire comme si le rp se passait avant le départ de Darius pour son voyage actuel, sinon je vois mal ce qu’il ferait là.]

Lorsqu’on annonçait à Darius qu’il allait partir en mission prochainement, il contactais tous les hommes de son commando et leur donnait des rencontres quotidiennes dans le centre d’entraînement. Il arrivait toujours très tôt le matin, longtemps avant eux. Il se tapait un circuit en solitaire, l’analysait, voyait ce qui pourrait rendre la chose plus intéressante. Puis, lorsqu’il avait terminé, une autre séance reprenait. Le même scénario, avec ses hommes ses hommes cette fois. Puis, une fois que c’était terminé, la plupart du temps avec un succès sans ombre, Darius disparaissait et prenait le contrôle de la salle d’entrainement. Il passait derrière les murs, forçait ses hommes à reprendre, mais cette fois, là où plus tôt ça avait été trop facile, il modifiait les variables. Ça n’était pas très compliqué, même pour lui qui était loin d’être un expert en électronique et en programmation. Mais Kami lui avait montré quelques petits trucs simples et il s’en servait pour augmenter le niveau de difficulté.

Ce matin, à son arrivée, la salle était déjà activée. Il aurait pu aller dans un autre hangar, dans une autre salle. Mais il ne le fit pas. Il regarda la porte. Un écran électronique affichait les informations sur le scénario en cours, le numéro de celui-ci. « 1047, zone civile en guerre, un participant, Rika Amaeru. » Il connaissait le scénario. Comme la majorité de ce qui était disponible, il s’agissait d’une reproduction d’évènements historiques ayant eu lieu dans l’Empire, soit sur Thorn, soit sur Saratium. Son grand-père lui avait parlé de cette guerre civile comme s’il l’avait menée lui-même. De savoir que ça n’était pas le cas, Darius avait souvent voulu vivre cette guerre à la place de son grand-père. C’était son scénario d’entraînement favori, même s’il ressortait souvent de là plus en colère qu’autre chose. Il restait une demi heure à cet entraînement. Il fut tenté de s’y incruster, mais il n’avait sur lui qu’un armement léger qui ne convenait pas le moins du monde. Il entra quand même sa carte, présenta son œil au scanner, le bout de ses doigts sur le clavier et s’enregistra dans le scénario. Mais quand la porte s’ouvrit, il n’alla pas vers la salle. Il bifurqua plutôt dans un couloir, monta un long escalier et se retrouva dans la salle des commandes. Celle-ci était munie d’un large miroir sans tain qui permettait de regarder la salle d’en haut, de voir ce qui s’y passait. Il mit peu de temps à repérer la participante. Très agile bien que lourdement armée, pensa-t-il. Douée, ça il n’y avait pas le moindre doute. Elle enchaînait des séries de mouvements et le canon de son arme pointait toujours au bon endroit au bon moment. Il la regarda un moment. Puis il appuya sur un bouton. Une voix électronique se fit entendre.

- nouvelle activité détectée : passage en mode manuel. –

Darius fit craquer ses doigts, entra quelques variables supplémentaires dans les paramètres de base du scénario d’entraînement. Ça ne serait rien de bien méchant. Le scénario garderait sa trame de fond. Il ne connaissait pas cette fille, ni son background, mais à l’avoir vu en action, il se disait que le niveau actuel était peut-être un peu trop simplet. Ce qu’il regrettait des scénarios prédéfinis, c’est qu’ils ne prenaient pas en compte les armes de ces maudites sorcières. Lui les ayant vu en action, il utilisait souvent des armes de cette salle qui avaient des effets semblables à leur magie. Il avait vu la terre se retourner à cause d’elle, exploser. Des éclairs de foudre avaient failli le frapper à plusieurs reprises. Il serait intéressant de voir comment cette fille réagirait à cette nouveauté. Il régla quelques canons à partir du plafond qui lançaient des déflagrations à forte charge électrique en direction du sol à intervalles plus ou moins réguliers. Il intégra aussi la donnée « secousse sismique légère » pour donner au sol une prise tout à fait différente, comme un léger tangage. Il décolla ses yeux de l’écran et se remit à nouveau à regarder à travers la vitre teintée. La jeune fille n’avait pas arrêté de bouger, mais il devinait qu’elle était attentive à ce qui allait bientôt commencer.

Une première déflagration foudroyante toucha le sol, à quelques mètres d’elle, et souleva un nuage de poussière. Ça n’aurait plus grand-chose de la guerre civile que c’était au départ. Darius avait même réduit les paramètres du premier scénario. Moins de tirs et de cibles à atteindre. C’était basé de son expérience avec les sorcières. Il fallait plus souvent se contenter d’éviter ce qu’elle vous envoyait à la figure et réussir à avancer vers elle malgré tout.

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Amaeru Rika
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Dim 13 Fév - 16:54

Pas vraiment un nouveau participant, il avait totalement modifié le scénario. Des sorcières ? Rika poussa un juron, elle ne s’était jamais retrouvé face à des sorcières, mais c’était déjà retrouver en entraînement dans ce genre de scénario. Elle était bonne en corps à corps mais meilleure à distance. La jeune guerrière leva les yeux au plafond, bougea légèrement la tête et ses yeux devinrent bleus, changement de vision, des lentilles élaborées par sa mère, vision thermique. Il n’était pas compliqué de savoir que les attaques venaient du plafond, mais pour mettre fin à celles-ci il lui fallait atteindre la « fausse » sorcière… Pas facile quand le sol tremble sous vos pieds et que les boules de feux éclatent à quelques mètres de vous. Rika appuya sur bouton de son casque et lança la musique, ça lui permettait de se concentrer. Elle ferma les yeux, bondit sur la droite, tel un danse, elle tira dans un tas de piliers pour se dégager le passage. Une fumée se mélangeant à celle des feux, mais elle y voyait comme en plein jour. Elle finit par se débarrasser du canon, le déposant dans un coin, sachant pertinemment qu’elle le récupèrerait à la fin de l’entraînement.

On allait la faire à l’ancienne, c’est le sabre en main qu’elle se lança dans une course, évitant les boules de feux, sautant les obstacles, bondissant de ci et de là. Elle brisa une roche qui avait été projeter en sa direction. Pas simple à approcher… Elle jura de nouveau, changea de chanson et reprit sa course. Rika attrapa un morceau de pilier qui semblait assez léger pour être soulevé, enfin léger pour elle. Elle le lança en direction de la sorcière, pour se protégeait celle-ci l’explosa de la boule de feu, un énorme nuage de poussière s’éparpilla partout dans la zone et la jeune femme en profita, elle courut à toute allure pour se rapprocher de l’ennemie. Son esprit se focalisait sur la sorcière, mais tout ce qu’elle semblait faire battait au rythme de la musique. Mais un coup de vent balaya la poussière. Rika

Elle n’avait malheureusement pas vu la boule de feux qui arrivait à toute vitesse vers elle. Cette saloperie lui brûla le bras gauche alors qu’elle esquivait au dernier moment. On pouvait voir les circuits de son bras mécanisé apparaître. Rika le secoua la tête, tout cela n’était le fruit que de la salle d’entraînement, mais dans un contexte réel, elle en aurait souffert un peu plus. La douleur de la peau qui brûle, elle la sentait. La jeune femme jura de plus belle avant de reprendre sa course, slalomant entre les boules de feux. Elle se demandait pourquoi ce fameux lieutenant tenait à la voir s’entraînait dans un tel contexte. Elle ne le connaissait pas, avait juste entendu parler de lui. Rika avait toujours était mise à part, c’était une fille, mais aussi parce qu’on disait qu’elle était la juste grâce à ses parents. Elle préférait donc venir s’entraîner quand elle était seule ou encore faire des missions solos.

La brunette se hissa au plus haut et s’étira. Elle aurait bien aimé avoir un sniper entre les mains, mais la elle n’avait que son sabre, ça l’entraîne au combat rapproché. Des humains semblaient la protéger formant un grand cercle autour d’elle. Rika fonça sans se poser de questions, au rythme d’une nouvelle chanson elle mit K. O les hommes les uns après les autres. Elle reçue un coup de la part d’un des défenseurs qui faisait au moins quatre têtes de plus qu’elle. * on danse mon gros . * ses pas filaient dans un rythme enflammer et elle bondit en arrière pour éviter une boule de feux qui s’écrasa sur le géant. Elle sourit et recula, elle n’était plus qu’à quelques mètres de la sorcière. Il lui fallait son canon, celui-ci était équipé d’un lanceur de filet qui pouvait neutraliser la sorcière sans le tué. Un mimi radar sur la manche gauche de son armure lui indiqua sa position. * Viens voir maman … * comme attiré par son bras droit, il ne tarda pas à revenir vers elle et à se fier à son bras.

- J’vais t’faire la peau sorcière.

Un rictus s’afficha sur son visage alors Qu4elle bondit par-dessus la sorcière et tira son filet pour la neutraliser. Celle-ci tenta de l’évité, mais c’était trop tard. A bout de souffle, Rika atterrit non loin d’elle et regarda toute le décor se dématérialisé. Elle fit craquer sa nuque et lança un regard vers le tableau des statistiques. Aucune blessures mortelles, 42 victimes de ses armes, but atteint en 2 heures. Elle avait déjà fait mieux, mais elle avait déjà fais pire. Plutôt fière de son travail, elle marcha en direction de la sortie, une bonne douche ne lui ferait pas de mal.

- fin de la séance -

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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Ven 18 Fév - 11:39

- fin de la séance -


Intéressant. Très, très intéressant, pensait Darius en regardant la salle d’entraînement ravagée à plusieurs mètres sous ses pieds. Cette jeune femme avait un talent naturel, c’était certain. Et elle lui semblait pleine d’audace. Capable de se débarrasser de son arme en plein milieu d’un combat. Elle savait ne pas en avoir besoin. Lui aurait hésité. Pas par peur de se retrouver sans arme, mais par peur que ce canon soit endommagé pendant la mêlée. Il fixait le point où se trouvait celui-ci. La femme avait semblé agir sans trop réfléchir, mais il devait convenir qu’elle avait choisi, par instinct sans doute, un emplacement sans risque pour son joujou. Il sourit, recula sur sa chaise, satisfait. Quelque chose d’autre avait attiré son attention durant cet entraînement. La jeune femme était comme lui, en quelque sorte. Il s’en était aperçu quand son bras gauche s’était retrouvé à être léché par les flammes. Un éclat métallique n’avait alors pas cessé de faire miroiter les éclairs et les autres boules de feu. Intéressant. Elle possédait réellement des atouts non négligeables. Puis il sortit de ses pensées lorsqu’il vit la jeune femme se diriger vers la sortie de la salle. Alerte, il bondit au bas de sa chaise, mit la salle en fonction de récupération et dévala l’escalier par lequel il était monté pour parvenir jusque là. Il arrivait en bas au moment où la porte de la salle s’ouvrait et lui laissait apparaître la jeune femme, cette Rika.

    « Votre seule erreur a été de tuer la sorcière. En situation réelle, c’est leur capture qui compte. L’Impératrice est contrariée lorsqu’un lui revient avec un cadavre sur les bras. »


C’était dit sur un ton badin. Il savait d’expérience que c’était plus facile à dire qu’à faire, de ne pas tuer une sorcière. Chaque fois qu’il procédait à une capture, il se retrouvait avec l’envie terrible toutes les éliminer. Ces femmes étaient des aberrations. Elles n’avaient pas le droit d’exister. Mais ses missions le forçaient à les ramener vivantes. Toujours. Mais ça ne visait qu’à la retenir un moment avant qu’elle ne parte. Il se plaça devant elle, les bras croisés sur la poitrine, et la jaugea à nouveau de la tête aux pieds. Il s’arrêta sur son bras. Il avait bien vu, même de loin. C’étaient bien des circuits électriques qu’il avait vus. Puis il ramena son regard sur les yeux de la jeune femme.

    « Vos mouvements sont bons, vous réagissez bien à l’imprévu. Et rapidement en plus. Vous maniez à la perfection plusieurs types d’armes, ce qui n’est pas donné à tout le monde et qui vous rend aussi redoutable un canon à l’épaule qu’une lame dans les mains. Lee maniement des armes blanches sont d’ailleurs un talent en perdition. Qui vous a entraînée ? »


Darius ne se préoccupait pas réellement des convenances, des notions de politesse. Il disait rarement « bonjour » pour démarrer une conversation et posait les questions qui lui convenaient quand il voulait les poser. Jamais il ne s’encombrerait d’une formule inutile comme « est-ce que je peux vous demandes… » Il n’y pensait tout simplement pas. Cette notion l’avait quitté quand il visitait des campements à la recherche de recrues. Les gens répondent à toutes vos questions quand vous les posez directement, sans possibilité d’évasion. Surtout des soldats. La politesse ne se refaisait un chemin jusqu’à lui que lorsqu’il visitait la ferme familiale. Ça lui faisait penser qu’il devrait aviser sa mère qu’il repartait bientôt en mission. Elle serait contrariée, le prierait de n’en rien faire, tenterait de le convaincre que le travail d’un soldat était un travail ingrat … Ça elle n’avait pas besoin de le lui dire. C’était effectivement ingrat. Mais Darius n’était plus seulement un simple soldat. Il était lieutenant colonel, dirigeait une unité d’action très reconnue. Il s’entretenait en personne avec l’Impératrice, ce qui n’était pas donné à tout le monde. Loin de là. Il ne gagnait pas le plus impressionnant des salaires. Son revenu le plus impressionnant était plutôt celui qui revenait directement à son commando. Mais cet argent appartenait à son équipe, et il l’utilisait pour améliorer leurs équipements, assurer leur qualité de vie lors des voyages, recruter les meilleurs parmi les meilleurs. Comme Darius n’aimait pas verser dans la médiocrité, son budget était pleinement utilisé et mis à profit de la meilleure manière qui soit.

Les bras toujours croisés, le dos droit et l’air sérieux, il continuait d’examiner la jeune femme qui se trouvait devant lui. Elle était étonnement frêle pour ce qu’il l’avait vue se déchaîner contre les machines, un peu plus tôt. Mais s’il y regardait de plus prêt, il pouvait deviner une musculature fort correcte sous la peau. Il se demandait aussi si autre chose sur elle avait été modifié.

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Amaeru Rika
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Ven 25 Fév - 19:28

Elle s’étira de plus belle, canon sur l’épaule. La jeune femme s’imaginait déjà sous la douche…mais, car il y a toujours un mais, ce n’était pas pour tout de suite. Le fameux Lieutenant colonel était la. Elle détacha ses cheveux et glissa une main dans ceux-ci. Ils lui arrivaient jusqu’aux mollets et étaient naturels. Rika suivit la procédure de respect face au lieutenant et l’écouta en silence. Par chance elle savait lire sur les lèvres, car elle appuya sur un bouton de son casque audio avant de le faire glisser sur sa nuque. Lire sur les lèvres fut l’une de ses premières leçons, c’était pratique lorsque par exemple, elle regarder au loin, vers les camps ennemis elle pouvait savoir ce qu’ils disaient et pour d’autres choses. Elle acquiesça d’un signe de tête et répondit.
- Je préviendras ma mère des défaillances du filet, il devait seulement neutralisé les pouvoirs de la sorcière, mais il semble trop puissant. Je manque d’entraînement avec les sorcières.

Rika retira la canon de son bras, laissant apparaître quelques secondes les circuits et la mécanique de son bras. Au moins elle n’était pas tombé sur un misogyne, il semblait content de son entraînement mais elle ne sourit pas, resta de marbre, faisant quelques signes de tête. Elle se plongea dans ses souvenirs, elle avait commencé plutôt jeune, avec Evan, puis chez elle. C’était sa passion et sa raison d’être. Elle songea à ses cours, ses entraînements…Mine de rien ça n’avait pas été facile. Après l’autorisation de sa mère se fut intensif, plus de huit heures d’entraînement par jour, plus les testes des armes et les diverses opérations à fin de robotiser son corps.
- J’ai suivie l’entraînement de Marcus Eros. Pendant plus de dix ans. J’aime beaucoup les armes a feux, mais les armes blanches sont aussi pratique pour les combat rapprochés. Le sabre que j’ai utilisé m’a été offert par Maître Marcus à la fin de mon apprentissage. Je pense que c’est un art que tout soldat doit connaître, c’est primordial lorsque l’on a aucuns flingues sous la main.


La jeune femme fit craquer ses doigts, ne voulant pas trop parler. Lorsqu’elle se lançait dans ses explications sur les armes, on ne l’arrêté plus. Fille des Amaeru, président de la compagnie M.A.R.Z. Elle en savait une bonne dose sur tout ce qui pouvait tué ou blesser. Rika voyait clairement qu’il l’observait, elle pouvait lire dans son regard les nombreuses questions qu’il se posait.

Son corps frêle sa petite taille, sa bouille d’enfant. Elle faisait au moins une tête de moins que lui et pesait sûrement dix kilos de moins que lui. Elle lever la tête pour le regarder. Elle sourit légèrement, ses capacités complétaient tout cela. Elle cligna des yeux puis retira ses lentilles, trois paires exactement, qu’elle disposa dans trois petit compartiments de son canon. Cette armée était vraiment une belle invention, elle le tapota avec fierté. Le mot douche clignotait dans sa tête, mais elle resta respectueuse vis-à-vis de la présence du Lieutenant. Partir comme ça sans un mot, ça ne se faisait pas. C’était pas tout, mais elle portait son armure et c’était pas vraiment agréable de rester immobile avec. Certes elle ne recouvrait pas entièrement son corps, mais elle voulait se mettre à l’aise. Elle passa une nouvelle fois sa main dans ses cheveux, les ébouriffant légèrement. Elle reprit finalement la parole.

- Mon corps est quasiment entièrement robotisé, Lieutenant. Ce qui me permet de bouger plus ou moins rapidement et de pouvoir porter le canon.

C’Est-ce qui s’appelait anticipé. Autant y aller franchement et directement. Il posait les questions directement, elle répondait directement. Pas besoin d’y aller par quatre chemin pour parler d’armes non ?

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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Mar 1 Mar - 10:37

Le soldat eu un sourire discret, un sourire amusé. Le filet devait neutraliser les pouvoirs de la sorcière ? C’était bien là une erreur que beaucoup faisaient. Les Ophidians ne voulaient pas se mettre en tête que cette magie était autre chose que des tours de passe-passe. On s’imaginait facilement qu’une fois immobilisée, une sorcière ne pouvait plus les effectuer. Il avait lui-même déjà fait cette erreur. Mais il avait du se rendre à l’évidence. Même enfermées dans une chambre forte, avec de la concentration, ces femmes pouvaient arriver à influer sur ce qui se trouvait à l’extérieur. Ça n’était pas un filet qui aurait pu y arriver. En fait, Darius ne connaissait que deux façons de les mettre hors d’état de nuire. La première était celle qu’il utilisait autrefois. Parvenir à assommer la sorcière, puis la maintenir dans un sommeil artificiel pour la ramener à l’Empire. Mais une fois éveillées, elles étaient tout aussi dangereuses. Puis il avait rencontré cette femme, fait des affaires avec elle. Régulièrement, elle lui fabriquait de ces médaillons identiques à celui qu’il portait en tout temps sous son uniforme et qui, d’après ce qu’elle lui avait expliqué, « attirait les fils du Pouvoir Unique et les absorbait. » En gros, lorsqu’il le mettait à son cou, il était invulnérable aux attaques des sorcières, et lorsqu’il le mettait à leur cou, elles devenaient incapables d’utiliser leurs dons. C’était efficace. Mais ça, il ne pouvait en parler à personne, pas même à ses hommes. C’eut été d’admettre qu’il traitait avec l’ennemi. Il essayait lui-même de se convaincre que ça n’était pas vraiment ça. Il y arrivait parfois. Momentanément.

Il l’écoutait lui parler de son entraînement passé, intéressé. Il connaissait ce fameux Marcus, ses méthodes, sa rigueur et son talent. Les gens qui suivaient ses enseignements faisaient systématiquement d’excellents combattants.

    Je pense que c’est un art que tout soldat doit connaître, c’est primordial lorsque l’on a aucun flingues sous la main. »


Certes. Il voulu la tester. Si Marcus l’avait récompensée d’un sabre, ce devait être parce qu’elle avait été une élève brillante. Et ça, avec ce qu’il avait vu dans l’arène, il n’en doutait pas même.

    « Et si vous n’avez pas de sabre sous la main ? Par de poignard ni même le plus petit des couteaux en plastique ? »


Beaucoup de soldats ne pouvaient même pas concevoir l’idée de ne pas avoir d’armes sur eux. Ils connaissaient des gars qui dormaient avec leur flingue chargé accroché à leur ceinture; au cas où. Lui-même posait son arme à portée de la main lorsqu’il s’assoupissait. Mais les évènements sont souvent surprenants. La plupart des gens seraient tout à fait dépourvus, sans arme. Mais une élève de Marcus devait savoir quoi faire en pareil cas.

Puis, quand elle lui dit qu’elle était entièrement – ou presque – robotisé, il se dit que ça question ne s’appliquait alors pas. Son corps en entier était probablement déjà une arme redoutable. Avec sa jambe artificielle, Darius avait déjà un avantage sur la plupart des autres Ophidians. Mais il s’imaginait que son corps à elle devait l’être encore plus. Toutefois, il connaissait un désavantage à ce genre de choses; les courts-circuits. On ne pouvait jamais les prévoir. Il faudrait en tout temps avoir un technicien sous la main. Darius avait Kami. C’était elle qui avait conçu sa jambe et il savait que cette prothèse était meilleure que toute autre, mais même là, il arrivait que de faux branchements ou contacts aient lieu, ce qui le mettait alors dans une posture un peu fâcheuse. Ça n’était arrivé que trois fois. Deux dans les premières années, une fois cette année. Heureusement, ça n’était jamais arrivé dans une situation de combat. Et même … il n’avait qu’une jambe robotisée. Si elle arrêtait de réagir, il pouvait toujours utiliser le reste de son corps. Mais elle …

    « Votre corps a-t-il déjà expérimenté des problèmes techniques ? »


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Amaeru Rika
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Mer 18 Mai - 13:54

Anticipation, il l’écouta avec attention. Même avant d’être à moitié robotisé, Rika avait de bonnes capacités physiques. Mais l’envie d’être toujours plus forte l’avait aidée à supporter toutes les opérations pour devenir ce qu’elle était. Elle rangea le canon dans sa housse qui n’était pas très loin, prenant soin de correctement le sangler.

« Votre corps a-t-il déjà expérimenté des problèmes techniques ? »
Au début lors des tests. Son corps était loin d’être parfait. Rika avait passé une tonne de test, son corps à présent machine de guerre ne pouvait tomber « en panne ». La jeune guerrière les subit sans un cri, sans râler. On aurait pu la comparer à un chien de l’armée…c’est sans doute ce qu’elle était. Mais ce qui lui plaisait dans ce qu’elle faisait, c’était le danger, l’excitation de pouvoir être blessé voire tuer. Le masque d’enfant, de jeune femme dévouée pour son pays cacher une sorte d’esprit tordue.

« Jusqu’à maintenant non, ou alors juste pendant les nombreux tests que j’ai passés avant de sortir en toute sécurité. En cas de problème au niveau du mécanisme de mon corps, tout est programmé pour s’arrête et laisse mon corps reprendre son fonctionnement normal. Un peu comme s'il n’avait jamais été robotisé. »
Rika se débarrassa de son armure au fur et à mesure. Comprenant que son colonel n’était pas près de la lâcher et elle fondait sous sa lourde armure. Certes celle-ci ne recouvrait pas grand-chose, mais elle venait de s’entraîner durement. Elle déposa tout contre la housse de son canon et se retrouve en short de sport noire et dans un petit haut du genre. La pudeur, elle ne connaissait pas et Rika savait qu’elle était fait à quelqu’un de droit et honnête. Il faudrait qu’elle pense à la nettoyer et faire réparé deux trois trucs, histoire qu’elle soit en état si jamais elle devait partir sur le terrain.

Ce qui n’était pas gagné d’avance. L’Ophidiane n’avait jamais réussi à se faire remarquer, pourtant elle était loin d’être inutile. Elle savait que lorsqu’on disait Ama eru on faisait le lien avec M.A.R.Z industrie et qu’on la croyait fille à papa. Rika n’était pas ce que les gens pensaient qu’elle était. Peut lui importer, elle allait faire ses preuves d’une manière ou d’une autre, quelqu’un de capable de courir aussi vite qu’une voiture, de soulever 500 kilos, de bondir tel un félin ne reste pas dans l’ombre, ou jamais trop longtemps.

« Étant l’unique enfant de la famille Ama eru, détenteur de la compagnie M.A.R.Z industrie, ils ont bossé longtemps à fin que mon corps soit parfait. Jusqu’à maintenant j’ai passé tous les tests, et chaque problème a été régler. Mais comme je vous le disais plus tôt, Lieutenant, en cas de problème, je ne perds pas l’utilisation de mon corps, seulement la puissance en plus. »
Elle le regarda de façon neutre, sans un mot de plus. Dans un autre monde, elle se voyait se pavanant sous la douche, tranquillement, pour se débarrasser de toute cette sueur. Mais le respect voulait qu’elle ne bouge pas sans ordre de son supérieur. Elle croisa les bras sur sa poitrine et patienta, dans l’attente d’une réponse de son interlocuteur.

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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Ven 27 Mai - 23:28

Par moment, en l’écoutant parler, le lieutenant-colonel Darius hochait la tête, agrémentait le discours de la jeune avec des « hm hm » et des « je vois » intéressés. Car en effet, il était intéressé. Et il connaissait quelqu’un qui serait encore plus intéressé que lui par la condition de cette jeune femme; Kami. Véritable prodige, c’était cette adolescente qui lui avait confectionné sa jambe robotisée. Et il voulait à peine savoir ce qu’elle avait été capable de monter et démonter alors qu’elle avait encore la couche aux fesses. Les génies sont parfois des êtres terriblement effrayants. Et plus ils sont jeunes, plus le potentiel est élevé.

Sans un sourcillement, il continua de la fixer quand elle se défit de son armure et se retrouva devant lui fort peu vêtue, comme s’ils s’étaient tous les deux trouvés en positions égales en train de discourir de la pluie et du beau temps. Le fait est que Darius en avait vu beaucoup, des femmes. Et le genre de femme – très jeune de surcroit – qu’il avait devant elle à l’instant n’entrait pas dans ses critères. Il avait appris sa leçon après avoir sifflé Jolene Denis une fois : les femmes du milieu militaire/milieu de l’armement n’étaient pas pour lui. Une femme qui n’a pas besoin d’être protégée, capable de soulever un char d’assaut … très peu pour lui.

    « Étant l’unique enfant de la famille Ama eru, détenteur de la compagnie M.A.R.Z industrie, ils ont bossé longtemps à fin que mon corps soit parfait. Jusqu’à maintenant j’ai passé tous les tests, et chaque problème a été régler. Mais comme je vous le disais plus tôt, Lieutenant, en cas de problème, je ne perds pas l’utilisation de mon corps, seulement la puissance en plus. »


Cette fois il ne put retenir un petit sifflement admiratif. Il n’avait pas fait le lien en lisant le nom sur l’écran de la chambre des commandes, tout à l’heure. La famille Amaeru, mais bien sûr. Comment ne pas penser à ces géants de la technologie. Soyons clairs … Dans le domaine, il existait deux noms particulièrement impressionnants et que tout le monde connaissaient : Amaeru, et Doyle. Il possédait le soutien de Doyle fille qui, il le croyait, valait plus que la technologie fabriquée par son père, et il avait devant lui l’achèvement de l’autre partie du savoir mécanique/technique et tout ce qu’on voudrait bien. Il quitta un instant son intonation de gradé.

    « Sacré pédigrée que vous avez là, Amaeru. Vous savez combien un lieutenant serait prêt à mettre pour vous compter dans ses rangs ? »


Il marqua une pause, prit le temps de réfléchir. Serait-il vraiment prêt à mettre le paquet pour cette jeune femme ? Il était tout à fait contre le fait d’enrôler des femmes dans son commando. Ça détruisait la fraternité de ses hommes. Et ça l’empêchait presque de dire « mes hommes ». Et c’était encore plus vrai depuis l’arrivée de cette emmerdeuse de Denis. Il eut un gros éclat de rire.

    « Foutrement beaucoup. Mais sûrement pas assez pour ce que vous valez, Amaeru. D’abord que de vous négocier à vos parents ça doit pas être ce qui se fait de plus évident. »


Quand il se détachait de son rang élevé, Darius retrouvait très aisément son parler un peu campagnard.

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Amaeru Rika
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Mer 15 Juin - 20:54

Rika su lire dans son regard, l'éclair, l'illumination qui le transperça lorsqu'il fit le lien entre le nom de la jeune fille et l'une des plus grandes compagnies d'armement du coin. Et bah il lui en fallait du temps. Certes il y avait les Doyle, très connu, mais elle pensait qu'avec pour nom de famille Amaeru il tilteré un peu plus...rapidement. Ces deux entreprises fournissaient les militaires ophidiens, des génies, il fallait faire en sorte que certaines armes ne tombent pas entre de mauvaises mains. Comme par exemple le magnifique canon de la brune, elle soit la seule à pouvoir le manier, connecté directement à ses nerfs bioniques, à sa voix, fait pour son bras et beaucoup trop lourd pour un ophidien non modifié.


« Sacré pédigrée que vous avez là, Amaeru. Vous savez combien un lieutenant serait prêt à mettre pour vous compter dans ses rangs ? »


Elle ne put retenir le léger sourire en coin qui s'afficha sur son visage. Si seulement il savait, que la plupart des lieutenants ne supportaient pas d'avoir une femme dans leur rang. Grâce à ses connaissances et à quelques anciens livres, elle savait que les femmes dans le milieu militaire, ça n'avait jamais été trop approuvé. Et même de nos jours cela était difficile de se faire une place au milieu d'hommes bien trop machos pour accepter le fait d'être plus qu'une femme. Pourtant elle s'en fichait, ce que Rika voulait, c'était défendre son peuple et découvrir de nouvelles terres. Elle n'en pouvait plus de ce milieu où les journées se déroulaient toujours de la même façon. Son regard s'assombrit légèrement, lui donnant un air encore plus ténébreux. Fallait dire qu'elle n'avait jamais l'air trop guilleret la Rika. Le regard toujours plongé dans le vague, que quelques rares sourires sur ses lèvres, oui elle n'était pas chaleureuse et souriante. Il n'y avait personne qui se battait pour elle, ou alors elle n'était pas au courant.

« Foutrement beaucoup. Mais sûrement pas assez pour ce que vous valez, Amaeru. D’abord que de vous négocier à vos parents ça doit pas être ce qui se fait de plus évident. »


Ses parents... Rika serra les poings, elle savait que ses parents y étaient pour beaucoup. Mais bon, elle n'imaginait pas non plus que beaucoup la réclamaient. Sa mère lui avait laissé le feu vert pour qu'elle rentre dans le milieu militaire, mais ne lui avait pas promis de dans le feu del'action. Mais bon, elle n'était plus sous leur tutelle, il fallait que ses parents passent à autre chose et la laissent tranquille. Elle secoua légèrement la tête et prit la parole.

 «  Jusque la je n'ai été au courant de rien. Mais je me doute bien que mes parents n'y sont pas pour rien. Ils ont déjà eu du mal à me laisser faire ce que je voulais faire... Mais c'est de pire en pire . »


La jeune femme s'appuya contre le mur et posa une main sur son front. Vingt ans, vivant seul, s'assumant elle-même et toujours ses parents sur le dos, ne cessant de l'empêché de vivre. Elle soupira bruyamment et finit par se reprendre. Autant dire que le soldat avait vite oublié la douche dont elle rêvait pour recommencer à se prendre la tête à cause de ses parents. Mais elle n'était pas ici pour exposer ses problèmes familiaux aux yeux de du Lieutenant Colonel Darius.

Son regard se reposa sur l'homme. La brune ne savait plus trop quoi dire, elle était plutôt flatté des compliments de son supérieur mais tenait à garder un comportement correct. De plus ce n'était pas dans ses manières d'être incorrecte en présence d'un supérieur. Certes elle avait remarqué qu'il se montre un peu plus détendu, mais elle ne préférait pas en faire autant. Mais il était aussi de son avis, que ne rien dire n'avancerait rien. La demoiselle voulait aller se changer, la douche elle la prendrait plus tard dans le pire des cas.


 «  Lieutenant, pourrions-nous aller vers les vestiaires, j'aimerais me changer ? »



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Domenic T. Darius
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MessageSujet: Re: Between night and day. {ft. Domenic T. Darius   Lun 20 Juin - 15:17

Darius trouvait très dommage, autant pour la jeune femme qu’il avait devant lui que pour l’armée dans son ensemble, que ses parents aient un aussi grand contrôle sur sa vie. Mais il était conscient qu’il pouvait à peine se permette un commentaire. Lui le premier il cherchait constamment l’approbation de sa mère, la femme de sa vie comme il le lui disait souvent. Et c’était bien pour conserver cette même approbation qu’il se gardait bien de lui donne la moindre chance de découvrir la façon dont il se comportait quand il se trouvait loin de la maison, avec ses hommes, ou qu’il visitait les bordels dans grandes villes. Ça, valait mieux éviter qu’elle en sache quoi que ce soit. Assez d’hommes l’avaient déjà suffisamment déçue. Il ne tenait pas à être du lot.

Quoi qu’il en soit, il comprenait les parents de la jeune Amaeru : qui serait prêt à tout pour envoyer son enfant dans l’armée pour qu’il se fasse tuer ? Bon … Beaucoup, en fait. C’était très honorifique. Et une famille n’envoyant pas au moins un fils servir l’armée était mal vue. Les filles échappaient à ce jugement sévère, toutefois. Même, tout au contraire, on les regardait de travers quand elles se dirigeaient vers une carrière militaire. Un ancien soldat qui venait de voir sa fille tuée dans une guerre avait dit à Darius, dans une taverne : « Je ne comprends pas. Elle avait une condition tout à fait acceptable, même enviable. Je ne comprends pas ce qui l’a poussée à prendre ce risque ridicule alors qu’elle n’y était pas obligé. » Et en effet, Darius connaissait beaucoup d’homme dans le milieu, qui avaient été forcés de s’enrôler et qui, s’ils avaient eu le choix, auraient choisi sans hésiter une autre carrière. Ces gens ne comprenaient pas que certains individus s’engagent dans l’armée comme ça, parce qu’ils le veulent. Darius était un fervent défenseur du libre choix : on ne devrait jamais faire quelque chose contre sa volonté.

« Lieutenant, pourrions-nous aller vers les vestiaires, j'aimerais me changer ? »

Il la retenait. Sa présence l’ennuyait. Oui. Logique. Elle avait sans doute beaucoup mieux à faire que de rester au milieu du couloir à discuter avec un homme qu’elle avait rencontré quelques minutes plus tôt. Il lui fit signe de passer devant, se frottant la nuque d’une main avec un sourire amusé. Maintenant qu’il y repensait, ses hommes pouvaient commencer à arriver pour l’entraînement à n’importe quel moment. Il grommela pour lui-même en marchant quelques mètres à côté de la jeune femme, puis il s’arrêta, et émit un petit rire bref.

« Écoutez, je ne vais pas vous suivre jusque dans le vestiaire. Mes hommes vont bientôt se pointer et ça se mettrait à caqueter comme des collégiennes, et j’en aurais pour des semaines à en entendre parler. »

Il le connaissait, son commando. Ça faisait déjà plusieurs années qu’il bossait avec eux et il savait que la moindre petite insignifiance pouvait mettre en marche la machine à potins. Il fouilla dans ses poches à la recherche de quelque chose où il pourrait noter un numéro ou un ID mais il revint de sa recherche bredouille.

« Dans quelques jours, je pars en mission pour l’Empire. Mais à mon retour, j’aimerais vous offrir une place dans mon commando. Ce que j’ai vu aujourd’hui m’a charmé, et je serais fou de ne pas au moins tenter le coup. Bien sûr, je laisse la balle entre vos mains. Et aussi, y a rien de sûr. Il y a beaucoup de facteurs en jeu comme votre famille, le fait qu’on ne sait jamais si on reviendra de mission vivant, les moyens financiers puisque mon commando dépend des investisseurs privés … »

Il enfonça ses mains dans ses poches.

« Est-ce que c’est quelque chose qui pourrait vous intéresse, Amaeru ? »

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